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« Les catastrophes ont changé de nature »

Publié le par Franck Marre

 

Entretien sur le Japon et les risques avec Marie Augendre et Magali Reghezza, le 31 mars 2011.

 

http://www.franceculture.com/sites/default/files/imagecache/ressource_full/2011/04/06/4100321/FukushimaKen.png

Marie Augendre et Magali Reghezza sont maîtres de conférence en géographie, respectivement à l'Université Lyon II et à l'Ecole normale supérieure.

Elles sont intervenues dans l'émission Planète terre du 28 mars 2011, que vous pouvez écouter en ligne et podcaster ici.

Le séisme et le raz de marée de Sendai le 11 mars 2011 ont provoqué une catastrophe aux caractères très spécifiques – et bien différents de ceux de Haïti (2010), du Chili (2010), de Sumatra et d’Asie du sud et du sud-est (2004). Au 29 mars (source : AFP), le bilan était de 10 804 morts, 16244 disparus, 177 500 habitants évacués de la région de Fukushima, 242 881 habitants évacués dans des logements provisoires ; 200 000 foyers étaient privés d’électricité, 530 000 étaient privés d’eau courante ; 18 649 bâtiments sont complètement détruits. La centrale nucléaire de Fukushima, qui a subi un accident d’une gravité exceptionnelle est maintenant hors de contrôle : le territoire et le nombre d’habitants touchés directement ou indirectement par l’irradiation ne peuvent être circonscrits. Après avoir recouru aux échelles géographiques pour tenter d’appréhender cet événement exceptionnel pour y réfléchir, Planète terre et son blog Globe vous proposent ici un entretien avec deux géographes. Leurs travaux, récents, participent du profond renouvellement, par la géographie, du risque et de l’accident catastrophique. Ceux-ci sont des faits sociaux et humains qui incorporent la dimension naturelle et physique. Ils gagnent à être lus comme des problèmes spatialement organisés, territorialement localisés, à différentes échelles humaines. Davantage, me semble-t-il, que des considérations morales ou déterritorialisées, cette inscription du risque et de la catastrophe dans la singularité autorise une réflexion sur la dimension universelle de toute catastrophe prétendument « naturelle ». Tentative d’éclairage de celle du 11 mars 2011.

 

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