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Mémoire de la 1ère Guerre mondiale (1ère L)

Publié le par Franck Marre


A la demande de certains élèves, je mets en ligne quelques photos de zones de combats sanctuarisées pour illustrer la fin de la leçon sur la 1ère Guerre mondiale et ses conséquences.

La tranchées des baionnettes (Meuse) 

au lendemain de la guerre


Aujourd'hui...

Le fort de Vaux en novembre 1916 vue d'avion. 
La masse informe du fort se distingue à peine dans un environnement lunaire, victime de bombardements incessants. Quelques tranchées restent visibles.

le fort de Vaux sur le site "les chemins de mémoire"
carte du champ de bataille de Verdun en 1916

Extraits du récit des derniers jours du fort de vaux (source Wikipédia)

Place avancée, le Fort de Vaux est défendu par les 300 hommes encore valides du 142e régiment d'infanterie commandés par le commandant Raynal du 96e R.I.
Juste avant de se rendre, le commandant Raynal réussit à évacuer 100 hommes dans la nuit du 5 au 6 juin. Le 4 juin, Raynal envoie son dernier pigeon (Le Vaillant), qui, intoxiqué, meurt à l'arrivée au pigeonnier de la citadelle de Verdun (décoré de la Légion d'honneur à titre posthume, l'oiseau est aujourd'hui exposé au musée de Fleury.)

Nous tenons toujours, mais, subissons une attaque par le gaz et les fumées très dangereuses. Il y a urgence à nous dégager.

Deux compagnies du 238e régiment et deux autres du 321e, accompagnées de quelques sapeurs, reçoivent l'ordre de se lancer en direction de Vaux à 2 heures du matin. Ces deux régiments sont en première ligne depuis 48 heures, sous des feux d'artillerie continuels, y compris de quelques 75 mm français qui tirent trop court. Le capitaine Aillaud, du 238e, part à l'assaut avec deux autres officiers et 160 hommes ; 22 regagnent les lignes. Aillaud blessé, a été capturé.

La reddition du fort
C'est Raynal qui signale au fort de Souville que la contre-attaque a échoué. Dans les souterrains empuantis, où ses hommes sont réduits à lécher l'humidité qui suinte sur les parois, ou à boire leur propre urine, ce qui les fait vomir. Quatre de ses huit officiers sont blessés, lui-même grelotte sous l'effet d'une malaria récurrente, et il a 87 blessés entassés dans les souterrains. Les morts, il y en a 50, ont été empilés dans un autre recoin du fort.

À 6 heures du matin, il remet la reddition du fort de Vaux.

Attaqués depuis des jours aux lance-flammes, épuisés, blessés, assoiffés, ce sont des véritables fantômes à qui les Allemands rendent les honneurs. Raynal et ses hommes (ainsi que le chien "Quiqui") partent en captivité. Le commandant est conduit au Quartier Général du Kronprinz Guillaume (héritier de la couronne d'Allemagne) , où on le complimente pour sa vaillante résistance. Le Kronprinz, n'ayant pu faire retrouver le sabre du commandant Raynal, qu'il avait rendu lors de sa reddition, lui remettra alors un poignard de pionnier allemand en signe de respect.

Le lendemain, le général Nivelle dilapide en pure perte la vie de ses hommes du 2e Zouaves et du Régiment d'Infanterie Colonial du Maroc dans une vaine tentative pour reprendre le fort ; même son état-major, n'est cette fois pas d'accord. À peine les troupes ont-elles gagné leur position de départ, sous une pluie battante qui remplit d'eau les trous d'obus, qu'elles se retrouvent sous le feu roulant des obusiers de 210 mm, c'est le barrage préliminaire à l'attaque que la 50e division allemande s'apprête à lancer de son côté. Une poignée de Marocains parviennent à atteindre le fossé du fort et à jeter quelques grenades avant d'êtres fauchés par les mitrailleuses qui tirent depuis les superstructures du fort.

Le fort ne fut repris que le 2 novembre par les Français...


L'ossuaire de Douaumont sur le site La France vue du ciel
L'Ossuaire sur le site "les chemins de mémoire"

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